Conférence : Une chapelle au centre des Climats

Conférence du 8 Novembre 2016:  

Notre Dame du Chemin  : Une chapelle au centre des Climats – Histoire et perspectives

Dirigée par Chistian SAPIN, archéologue médiéviste, directeur de recherche émérite au CNRS

Et par Dominque JOUFFROY, architecte du patrimoine.

 

  • Introduction par Dominique JOUFFROY

La chapelle Notre Dame du Chemin de Ladoix-Serrigny fait face à la colline de Corton. Implantée sur une éminence aisément accessible, elle est située au centre des Climats du vignoble de Bourgogne et du périmètre inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, au cœur même de la zone centrale de la Valeur Universelle Exceptionnelle du site.

Elle se présente actuellement au visiteur et au pèlerin, arrivant par la route des Grands Crus, ou sur le chemin de Saint-Jacques, comme un édifice insolite, mi-chapelle gotique à l’est, mi-adjonction vernaculaire à l’ouest -en fait de vestiges de l’édifice originel du XIème siècle, mis en évidence par les recherches du centre d’études médiévales d’Auxerre.

L’association les Amis de Notre Dame du Chemin est porteuse d’un projet de sauvegarde du site et de la chapelle depuis 1936, dans leurs dimensions paysagères, historiques et religieuses. Le but du projet en cours, de restauration et de mise en valeur de la chapelle, est de permettre sa présentation au public. Ce public nombreux et curieux, qui vient découvrir la beauté de la Côte et de la Bourgogne.

Ce soir, par la magie de l’archéologie, qui fait revivre l’Histoire de la chapelle, et par la présentation du dossier de restauration et de mise en valeur, l’association souhaite vous faire connaître et partager son projet. Grâce à l’appui indispensable et précieux de l’Association des Climats des vignobles de Bourgogne, elle désire augmenter significativement ses soutiens pour mettre en œuvre ce projet, avec vous, à court terme.

Architecte du patrimoine, j’ai été missionné en 1998 par l’Association pour l’accompagner dans sa démarche de restauration et de mise en valeur de l’édifice, qui est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1985.

En charge d’une étude préalable, notre agence a effectué les premiers relevés de l’édifice en 1999. Ces relevés ont souligné les fragilités du bâtiment qu’il était urgent de corriger. Ils ont révélé plus nettement la confrontation architecturale entre deux époques, XIème et XVème siècle, romane et gothique.

L’étude, les échanges avec l’Association, ont permis à chacun de prendre conscience du caractère remarquable de la chapelle et de l’imbrication de ses dimensions, religieuse, archéologique, architecturales et paysagères. De l’obligation aussi de réussir la présentation de l’ensemble auprès du public qui vient découvrir la beauté de la Côte, de la Bourgogne, et de ses sources humaines, architecturales et spirituelles.

Les moyens de l’Association, très active et inventive, reposent presqu’exclusivement sur ses actions bénévoles et les dons; les financements publics sont timides d’autant plus qu’il s’agit d’une propriété associative donc privée… Entre 1998 et 2015, les travaux réalisés se sont attachés à la dimension de sauvegarde et d’approche archéologique, que nous allons vous décrire. Ces premières actions ont représenté un effort important pour l’association, de l’ordre de 275 000 euros. Elles ont permis de mieux comprendre l’édifice dans ses dispositions actuelles et de le conforter.

Mais ces actions restent partielles, incomplètes.  C’est pourquoi, dans la dernière partie de la conférence, vous aurez le privilège de découvrir les grandes lignes du projet de mise en valeur et de présentation au public, tel que nous espérons le mettre en oeuvre, avec vous. Sa réalisation reposera en majeure partie sur la générosité des donateurs. C’est un beau projet, placé au centre du nouveau site Unesco, dans les plus beaux paysages, Ladoix-Serrigny, Aloxe-Corton… Nous voudrions vous démontrer qu’il mérite le soutien des amoureux des climats, de la Côte d’or et de la Bourgogne.

  • I ) ARCHÉOLOGIE et HISTOIRE 

En 2000 nous avons pris contact avec le centre d’études médiévales d’Auxerre, afin de bénéficier d’une approche archéologique qui puisse nous aider à renseigner et motiver les orientations de restauration. Cette approche archéologique a eu lieu en 3 temps de 2001 à 2008, dont Christian Sapin va maintenant nous présenter les résultats.

A – Archéologie  : du XIème au XVIIIème siècle ( Par Christian SAPIN)

En 2001 une première campagne de fouilles par sondages et de relevés archéologiques a eu lieu sous la conduite de Sylvie Bocquet. Cette campagne a permis de réaliser une série de constats et de construire une première image du plan restitué de l’édifice roman et de l’église gothique qui s’y adosse; ce document vous est présenté ici dans sa version 2008 mise à jour.

L’édifice roman est à trois nefs, de grandes dimensions et doté d’un chevet à abside et absidioles.

Les constructeurs d’une nouvelle église, bâtie à l’époque gothique (au XVe) ont choisi de l’élever à l’est de la première, en détruisant cette dernière au fur et à mesure. Cette méthode permettait au culte de continuer pendant les travaux. Les travaux se sont arrêtés pour des raisons inconnues, au contact du chevet roman. Seules les absides et les bras du transept auraient été détruits à cette époque.

L’hypothèse des archéologues est qu’à la suite, les vestiges de l’édifice roman ont été « aménagés » de manière à servir de porche monumental à la nouvelle église. L’ancien transept se serait vu attribué ce rôle, et les arcades de la nef, surélevées par une maçonnerie, seraient devenues des sortes de contreforts monumentaux, contrebutant ainsi les poussées provenant de l’édifice gothique et de son hypothétique clocher.

En 2003, une deuxième campagne d’étude archéologique, préalable à la restauration a été conduite par le CEM sous la conduite de Jérôme Mercier. Elle précise la précédente campagne. Elle montre par l’étude des élévations que l’édifice XIème a été modifié très tôt, dès le XIIème siècle.

Ainsi l’édifice XIème était probablement en croix latine à chevet plat, et est modifié par l’adjonction des absides et le percement de passages dans les croisillons du transept vers les collatéraux ajoutés à la première nef. Après l’arrêt des travaux de la chapelle gothique, il faut contrebuter la construction nouvelle ce qui est effectué en reconstruisant en partie les élévations du transept de l’église romane.

En 2008, une troisième campagne d’étude archéologique est conduite par Jérôme Mercier et Christian Sapin. Elle confirme l’existence originelle du bas-côté roman nord, vraisemblablement XIIème siècle. Elle permet de montrer la position originelle du gouttereau nord de l’édifice roman, dont la largeur totale est plus importante que celle de l’église gothique. Cette campagne confirme la modification des élévations est et ouest des croisillons au XIIème siècle pour accéder aux nouvelles absidioles et aux bas-côtés.

Elle confirme que seule la croisée était voûtée (cette voûte est conservée aujourd’hui) alors que les croisillons étaient simplement charpentés. La question reste ouverte pour la nef, aucun indice, voûte ou charpente, n’ayant été repéré.

La partie occidentale de la nef reste à explorer. Les travées de largeurs inégales, conduisent le CEM à envisager la possibilité d’une tribune. La longueur de l’édifice vers l’ouest reste aussi à sonder. La découverte de la fondation d’un pilier lors de la campagne de fouilles à l’ouest, conduit à envisager que l’édifice se prolongeait d’au moins une travée vers l’ouest -indiquant ainsi une belle proportion, que l’on retrouve dans de nombreux édifices bourguignons dès le début du XIème siècle comme à Saint-Clément de Mâcon.

Nous espérons que le CEM sera autorisé à conduire une quatrième campagne de fouilles lors de prochains travaux, pour lever ces interrogations.

B – La chapelle Notre Dame du Chemin entre la Révolution et le XXème siècle (Dominique JOUFFROY) 

Puis survient la Révolution…

(Les éléments historiques relatifs à cette période sont le fruit des recherches de Nicolas Potier du Service régional de l’inventaire de Bourgogne, qui ont été présentées lors d’une conférence commune le 18 mai 2016 à l’Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon.)

En 1789, la chapelle est vendue parmi les biens saisis à l’abbaye de Saint-Seine. Le bâtiment est décrit en pierre de taille couvert de tuiles, avec un clocher couvert d’ardoise. La chapelle sera achetée en 1795 par Claude Bouillot marbrier à Ladoix-Serrigny.

Elle tombe alors dans l’oubli et en 1860 Joseph Pelsel la décrit comme « divisée par divers planchers, murs, galandages et escaliers… qui n’ont heureusement pas gâté la pureté de la taille des colonnes et des croisées… ». Il désigne aussi les bâtiments adventices qui cachent le volume principal. Il précise que bien qu’étant masquée « l’entre de notre édifice était fort simple : la plus grande beauté de la chapelle, comme sa patronne, était toute intérieure ». L’abbé Dufour à la même époque, décrit la chapelle comme divisée en appartements et abritant cinq familles.

Ces écrits alarmistes tempèrent toutefois leur jugement pour émettre l’avis que l’édifice pourrait retrouver sa vocation par une simple restauration. C’est ainsi que s’esquisse le projet de racheter aux propriétaires l’édifice. Une première étape commence par le rétablissement en 1874 du pèlerinage, par l’abbé Garnier, curé de Serrigny, pèlerinage qui aurait rassemblé selon les textes près de 4000 fidèles.

En 1878, une société immobilière est fondée afin d’acquérir l’édifice. La première acquisition est limitée à la partie orientale, qui est restaurée par Adrien Pinchard, architecte, et rouverte au culte en 1894. Le reste des vestiges, côté ouest, ne pourra être acquis qu’en 1951 par l’Association des Amis de Notre Dame du Chemin, qui est aujourd’hui l’unique propriétaire des bâtiments et du site.

L’architecte Adrian Pinchard a construit un certain nombre d’écoles en Saône et Loire, ainsi que l’église proche d’Aloxe Corton, entre 1888 et 1893. C’est sans doute à cette occasion qu’il est sollicité pour la chapelle. Son intervention s’est concentrée sur la partie datant du XVème siècle, nouvellement acquise : rétablissement de l’unité de l’espace intérieur, création de vitraux, rénovation du choeur avec l’installation d’un autel, fermeture de portes qui avaient été ouvertes au début du XIXème. Il redessine la porte d’entrée latérale nord en prenant modèle sur l’ancienne porte qui avait été déposée dans un jardin privée d’Aloxe Corton.

 

  • II ) CAMPAGNES DE TRAVAUX D’ENTRETIEN ET DE RESTAURATION REALISEES (Dominique JOUFFROY) 

 

Plusieurs tranches de travaux de sauvegarde, restauration et de gros entretien on été conduites pendant toutes ces années (18ans).

– La première tranche de travaux a lieu en 2003-2004 pour 61000 € TTC de dépenses. 

Cette campagne a permis d’assurer la mise en valeur archéologique de l’intérieur du transept roman et une première campagne de révision des charpentes de l’édifice gothique. Les restes de structures et planchers datant e la période « habitée » post(révolutionnaire et situés sous la voûte de croisée ont été déposés, et l’ensemble des structures et de la voûte du transept ont été confortés. Les vestiges d’enduit ont été analysés et confortés par une restauratrice agréée Laurence Blondaux, en coordination avec les archéologues.

Le rapport stratigraphique que Laurence Blondaux a rédigé en 2003 fait état des constats suivants :

-Les traces à l’état de vestiges de faux-joints ocre rouge de la croisée datent de l’époque XI/ XIIème siècle,

-Les traces d’enduit faux-joints avec poils d’animaux sont repérées, caractéristiques des époques XV / XVIème siècle, elles indiquent  que les espaces recomposés de l’église romane après la construction de l’église gothique étaient enduits et décorés.

-Des décors géométriques tardifs, des planchers en charpente ont été créés en plafond des croisillons pour rétablir la proportion des espaces, et permettre l’installation de nouveaux accès en sécurité dans les combles et sur la voûte restaurée de la croisée.

Lors de cette tranche de travaux, des planchers en charpente ont été créés en plafond des croisillons, pour rétablir la proportion des espaces, et permettre l’installation de nouveaux accès en sécurité dans les combles et sur la voûte restaurée de la croisée.

 

La deuxième tranche en 2008, pour un total de 70 000 € TTC de dépenses, a permis de mettre en valeur la relation entre les deux édifices:

-Un ancien passage a été rouvert entre croisée romane et nef gothique, assurant enfin la continuité de visite entre les deux édifices.

-Le mur les séparant a été remis en valeur, à l’occasion du décapage de l’enduit ciment qui recouvrait le côté gothique, toute la complexité du mur de séparation a été révélée et mise en valeur (elle méritait une analyse archéologique qui hélas! n’a pu être assurée du fait de campagnes décalées dans le temps…); si côté sud, le mur fermant l’ancienne absidiole a été chemisé et disparaît derrière une maçonnerie moderne XVème, le mur fermant l’ancienne absidiole nord révèle une structure plus complexe et  a permis de mettre à jour une partie subsistante de la voûte en cul de four et de sa surface enduite, au droit de l’abside de l’ancien sanctuaire, les arrachements du cul-de-four sont visibles.

Toute la complexité de ce grand mur est un spectacle à elle seule pour les passionnés d’archéologie.

Lors de cette campagne, d’anciennes ouvertures modernes dans les élévations du transept roman ont été fermées, pour lui rendre les proportions d’origine. Une lancette existante a été rouverte au sud et dotée de panneaux losangés. La charpente et les planchers de l’église gothique ont été réparés, et sa couverture entièrement révisée, avec adjonction d’un paratonnerre.

 

-La troisième tranche de travaux en 2013, pour un total de 60 000 € TTC de dépenses, a permis la restauration des toitures de la nef et du transept romans. Les charpentes ont été reprises, les couvertures révisées.

Un projet porté par l’Association pour la réalisation d’un clocheton permettant de mieux identifier l’édifice culturel depuis le village et la route nationale proche, a été refusé par la CRMH. Sur le fond, les archéologues n’ont que des présomptions et il n’est pas possible en l’état de conclure formellement quant à la présence  d’un clocher sur la croisée romane, et ce malgré les références d’édifices de la même époque comme Fixey.  De même, s’il est dit que les révolutionnaires auraient renversé le clocher de l’église gothique située sur la croisée, au droit du trappon des cloches encore présent, nous n’en possédons pas de représentation crédible.

D’autres actions ont été entreprises lors de phases intermédiaires telles que la création de vitraux remplaçant des verres blancs, la création d’un meuble protégeant la bannière de l’Assomption datant de 1877, ou l’installation sur les abords d’une table d’orientation ou de stalles commémoratives.

l’Association a signé une convention avec le conseil départemental, par laquelle elle s’engage à ouvrir à la visite le site chaque été, ce qu’elle assure bénévolement, avec succès en termes de fréquentation.

 

  • III ) LE PROJET DE RESTAURATION, MISE EN VALEUR ET DE PRESENTATION AU PUBLIC (Dominique JOUFFROY)

Le projet :

Le programme envisagé pour le projet de mise en valeur et de présentation au public, définit un nouvel équilibre en profitant de la dualité du monument, pour maintenir et développer deux axes d’usages :

-D’une part, la mise en valeur du sanctuaire consacré dans la chapelle gothique, et le maintien de son ouverture au public, puisque le témoignage dans sa dimension religieuse demeure au cœur de la vocation de l’Association.

-D’autre part, l’aménagement des vestiges de l’édifice roman pour l’accueil des visiteurs, une sorte d’abri de pèlerin, qui pourra aussi être un relais dans le réseau des actions organisées par les Climats.

La mise en relation des deux entités du monument s’effectue dans son site, face au remarquable paysage de la colline de Corton, dorénavant classé UNESCO.

La réponse à ce programme sous la forme du projet architectural, reprend ces objectifs en les inscrivant dans l’espace :

-Pour les abords est imaginé un réaménagement très simple, autour des deux thématiques du parvis, et d’un jardin évoquant l’emprise originelle de l’édifice roman.

-Dans la chapelle gothique sera présentée la superposition des deux églises successives.

-Dans les vestiges de l’édifice roman, sont prévues la création d’accès pratiques, d’un espace d’expositions permanentes présentant l’Association, les études archéologiques et les travaux de restaurations, et un espace d’expositions temporaires.

L’ensemble sera traversé par les visiteurs et pèlerins, selon divers enchaînements et parcours en échos des préoccupations et des choix de chacun.

Présentation d’après dessins : 

  • Deux accès :

-L’accès à la chapelle, existant, discret, par la porte nord restituée par l’architecte Pinchard : Le parvis de la chapelle gothique est traité sous forme d’une diffraction des lignes ouvrant sur le paysage et le village de Ladoix-Serrigny. C’est un espace disponible pour les cérémonies, les manifestations aussi bien que le stationnement des voitures quand c’est nécessaire…

-Le nouvel accès des visiteurs aménagé au sud, directement depuis la rue, dans l’entité romane.

  • Dans le bas côté sud de l’édifice seront aménagés :

-Un espace d’accueil, avec comptoir d’accueil et des sanitaires

-Une salle d’exposition permanente

-Un accès pour de petits groupes vers les combles pour une découverte de la superstructure de l’édifice.

  • L’ancienne nef :

Elle permettra la tenue d’expositions temporaires. Une large porte-fenêtre vitrée ouvre vers l’ouest par le paysage de la côte et les vignes.  Elle est installée dans la trémie de l’ancienne porte de grange. Son dessin en élévation est partagé en volumes inégaux évoquant la géométrie des rangs de vigne.

  • L’ancien transept :

Est la partie romane la mieux conservé. Son caractère « archéologique » et mystérieux sera préservé. cet espace est réservé à la découverte sobre, au recueillement, dans la pénombre inspirée de l’ancien sanctuaire. il constitue une transition entre les salles d’exposition et l’espace consacré de la chapelle gothique.

  • La chapelle gothique :

Est en assez bon état sanitaire général, et des travaux de remplacement des enduits et sols cimentés seront à envisager mais nous le prévoyons à long terme.

A court terme, nous souhaitons : Evoquer les absides par un traitement minimaliste sur le sol (en attendant pourquoi pas de nouvelles recherches archéologiques?) . Et continuer à travailler à l’amélioration de la présentation du mobilier.

  • Le jardin :

Il se superpose à l’emprise de l’ancienne église romane, avec un jeu de courettes, terrasses et parterres. Il rappelle, autour d’une cheminée préservée, l’usage du monument en habitation pendant le XIXème siècle. Un auvent en charpente, très simple et réversible, évoquera l’emprise de ces maisons accolées mais aussi celle de l’ancien bas-côté nord aujourd’hui disparu.

-> Le projet met en relation les différentes composantes du monument par la possibilité offerte de parcours variés : découverte de l’histoire documentée dans la partie romane, compréhension de l’emprise originelle et du site paysager grâce au jardin, découverte des superstructures, confrontation des architectures successives, ou recentrage dans la chapelle vivante.

Le budget à réunir :

L’ensemble des travaux et frais divers prévus à l’étape de l’avant-projet est estimé aujourd’hui à : 450 000 € TTC.

Le plan de financement envisageable aujourd’hui est de :

-135 000 € d’aides de l’Etat au titre du patrimoine inscrit (30%)

-100 000 € d’autofinancement par l’Association, par ses actions et par l’emprunt.

-215 000 € restent donc à trouver, essentiellement accessibles par des dons et le mécénat.

Toutes les aides et les bonnes idées sont bienvenues pour nous aider à atteindre l’objectif. 

 

  • IV ) CONCLUSION

Emouvante, significative de l’histoire et de la vie régionale, la chapelle Notre-Dame du Chemin de Serrigny est un très bel édifice, qui aurait pu disparaître à la Révolution. Heureusement, il est aujourd’hui porté avec sensibilité et intelligence par L’Association de ses Amis.

Mais pour l’avenir, si rien n’était fait, il pourrait retomber dans l’oubli et l’abandon..

Et pourtant outre la dimension religieuse, le site recèle un réel potentiel en terme de découverte archéologique, et de l’histoire de l’architecture et de la Bourgogne.

Rappelons les épisodes de cette aventure de mille ans :

-Depuis le Haut Moyen Age et l’an mille puisqu’un sanctuaire antérieur est probable.

-Les chemins de Saint-Jacques, le sanctuaire à répit,

-La fréquentation des familles ducales, les relevailles.

-Les grands chantiers du XVème siècle et une forme de pragmatisme architectural,

-La déchéance lors de l’époque révolutionnaire qui aurait pu être définitive,

-Le partage en appartements, la sauvegarde et la restauration quasi miraculeuse au XIXème,

-Un possitionnement subtil au XXème siècle dans la vie associative.

 

C’est pourquoi nous proposons de faire entrer Notre Dame du Chemin dans l’actualité de notre temps, et de permettre au public d’entrer dans l’épaisseur de notre région, d’en découvrir les richesses subtiles et complémentaires, les parfums et saveurs, les paysages, l’architecture qui a fait rêver et a abrité les activités humaines donc nous avons l’héritage.

Alors que l’environnement de la Côte est profondément dynamisé par l’inscription des Climats au Patrimoine de l’Humanité, Notre Dame du Chemin est comme une sorte de passage dans le temps et l’Histoire, certes modeste mais central dans le site, et qui mérite d’être emprunté à l’avenir par ce public.

Aujourd’hui nous vous proposons de passer du rêve à la réalité du projet, avec le soutien de l’Association des Climats des vignobles de Bourgogne, que nous remercions chaleureusement, et en particulier Messieurs Guillaume d’Angerville son président, Bertrand Gauvrit son directeur, et André Valognes qui nous a aidé et conseillé.

C’est ce à quoi aspirent les responsables de l’Association des Amis de Notre Dame du Chemin, et leur présidente Claudette Nudant que je salue et remercie, qui auront plaisir à vous accueillir pour découvrir le site.

 

Cette conférence sera donnée à Notre Dame du Chemin fin Juin.  ( Plus de précisions  sur la date sur le site courant Juin.) 

Elle sera ensuite projetée dans la chapelle du XIème siècle durant tout l’été, aux heures d’ouverture. 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s